Quelle joie de te revoir
Tu me faisais défaut depuis longtemps déjà
Douloureuse extase de l'amour non partagé
Languissante souffrance du désir innassouvi.
Quelle sensualité dans ces regards
Qu'il ne me lance pas
Quelle détresse dans mon corps brûlant
Contre celui qui ne me touche pas.
Déchirure de caresses non encore inventées
Sur mon corps vibrant et délaissé.
Je rêve de tes mains sur mes seins durcis
Par tes lèvres absentes.
Mais le songe est glacé et il fond
Car mes larmes brûlantes
Inventent pour lui mille baisers
Est ce la faim, est ce la soif... ?
Mes lèvres tremblent et s'inventent
Des courbes imaginaires
Qu'elles pourraient suivre
Comme elles suivent en rêve les lignes de ton corps.
Et mes doigts impatients frôlent impunément
Ta peau douce et exquise
Attouchements interdits
Et je ne rougis pas de mes élans
De mon corps assoiffé de toi
Mais ce soir tu n'es pas sous mes doigts
Sous mes lèvres
Sous les assauts frénétiques de mon corps
Rendu fou par ton indifférence
Douloureuse extase de l'amour non partagé
Languissante souffrance du désir innassouvi
Ô douleur! reste auprès de moi.
novembre 1991 |